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Le Bateau du Havre en cartes postales

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Construit en 1839 par le Constructeur Vasse, coque en bois machines Mazeline frères de 55 chevaux - Caractéristiques : 34,43 m de long, 4,87 m de large, tirant d’eau : 2,20 m, , 300 passagers, 71,71 tonneaux de marchandises

A partir d’Aout 1839, le Colibri navigue pour La Neustrienne de Navigation (Bossière et Cie) entre le Havre et Cherbourg. Vers le Havre, transport de matériaux divers (parfois Charbon, foin souvent salaisons & beurre …). Dans l’autre sens, sucre et café. Entre 25 et 50 passagers à chaque traversée.

Sur cette même ligne, le Colibri navigue quelques mois en compagnie du Steamer Omnibus et deux ans avec le steamer Océan.

1845, le Colibri effectue un service entre le Havre et Honfleur, pour la Compagnie Neustrienne de Navigation ( Mrs Guillot et Vattement) et rentre en compétitions avec la compagnie de navigation Deschamps

Le prix des places est  de 50 centimes en première et de 25 centimes en seconde. pour assurer la compétitivité avec la concurrence bien établie . L’évènement est suivi par la population Honfleuraise avec une chansonnette

:

Il est un fort joli bateau

De couleur blanche et noire,

Qui partant tard arrive tôt ;

C'est l’plus beau d'son histoire.

On le nomme le Colibri

Gentil sur l'eau, très bien fourbi,

Oui, oui.

Oh!oh!oh!oli!ah!ahlah!ah!

Quel beau bateau que celui-là,Là, là!

 

(Source Vieilles rues et vieilles maisons de Honfleur du XVe siècle à nos jours / Charles Bréard)

Mais cela ne suffit pas pour s’imposer sur cette ligne où naviguent Le Courrier et le Français et ou les bateaux de Rouen  (Seine et Normandie font souvent étape. 

La concurrence échoue après quelques années et le bateau est positionné sur la ligne le Havre Cherbourg

1849: changement de propriétaire Mrs Postel et ses fils et Cie mais pour le même service de Navigation entre Le Havre et Cherbourg.

1850 : Petit passage sur la ligne Calais Douvres . D'après Christian Borde dans son livre Calais et la mer (Septentrion, Presses universitaires), le service est insuffisant pour l'Administration des postes

Steamer COLIBRI

Entre ses traversées Havre Cherbourg, se glissent des excursions vers les Iles Anglo-Normandes

A partir de 1859 , le colibri assure une liaison Le Havre- à St Malo en alternance avec Le Havre-Cherbourg toujours pour Postel & fils.

Le Colibri disparaît de l'Almanach Costey en 1863

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Published by Valery Lebigot -

Le François 1er dans le port d'Honfleur

Le François 1er dans le port d'Honfleur

Steamer François 1er

Construit en 1866 par les chantiers Augustin Normand

Caractéristiques du steamer

deux machines de 100 chevaux ,90 tonneaux, 46 mètres de longueur. Peut transporter 550 passagers

Il remplace le Steamer Le Courier sur la liaison Le Havre-Honfleur

Son nom apparaît pendant un temps sur le fronton de la gare maritime de Trouville : il a donc aussi effectué cette liaison.

Le François 1er dans les Jetées à Honfleur

Le François 1er dans les Jetées à Honfleur

Départ du grand quai au Havre

Départ du grand quai au Havre

L'éclair à quai a Trouville. Le nom de françois 1er au fronton de la gare maritime signale que ce dernier a assuré la ligne Le Havre-Trouville

L'éclair à quai a Trouville. Le nom de françois 1er au fronton de la gare maritime signale que ce dernier a assuré la ligne Le Havre-Trouville

Il navigue pour la compagnie normande de navigation jusqu’en 1911, date à laquelle il est désarmé

François 1er et Augustin Normand à couple au grand quai au Havre

François 1er et Augustin Normand à couple au grand quai au Havre

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Published by Valery Lebigot -

Construits par les chantiers Nillus pour l’ « Administration des bateaux en fer » de M Cardet aîné vers 1850, les steamers Chamois et Castor naviguent entre Le Havre et Trouville l’été et Le-Havre Rouen, l’hiver. La société qui les affrète a, pendant les premières années, une exclusivité sur les billets combinés avec le chemin de fer.

Affiche 1853 (Collection Jean Moisy-Trouville)

Affiche 1853 (Collection Jean Moisy-Trouville)

CHAMOIS:

Construit par les chantiers Nillus en 1851 pour Mrs Cardet aîné, dont la société deviendra par la suite l’ "Administration des Bateaux en Fer".

Caractéristiques du bateau : coque en fer, 33,30 m de long, 4,40 m de large, tirant d'eau en charge de 1,65 m, 250 passagers, 2 machines M Miller de 25 chevaux

1850 à 1861: Service de transport passager du Havre à Trouville et Honfleur

A partir de 1862 : ligne du Havre à Rouen

Le Chamois: extrait d'un tableau de Charles Mozin "Collection Musée Villa Montebello, Trouville-sur-Mer".

Le Chamois: extrait d'un tableau de Charles Mozin "Collection Musée Villa Montebello, Trouville-sur-Mer".

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Published by Valery Lebigot -

Il arrive que le remorqueur Titan de la Compagnie Générale Transatlantique participe a des excursions à Trouville

plus d'information sur le Titan ici

Remorqueur Titan : le plus puissant de sa génération

Remorqueur Titan : le plus puissant de sa génération

Débarquement d’excursionnistes à Trouville

Débarquement d’excursionnistes à Trouville

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Published by Valery Lebigot -

Caractéristiques du steamer Le Français

Mise en service en 1836 pour « la Compagnie des bateaux à vapeur entre le Havre et Honfleur » (directeur m Vieillard) constructeur A.Normand, Deux Machines de 25 chevaux de Mrs Barns et Miller, 36,50 m de long, 6 m de large, tirant d’eau en charge : 2,20 m, 300 passagers puis 400 passagers.

Service du Havre à Honfleur

A partir de 1836, Il navigue sur la ligne Le Havre Honfleur en Association avec Le Courrier: Un steamer part d'Honfleur au commencement du flot, et du Havre au commencement du jusant, de sorte qu'il se croise avec celui venant du Havre, et que les voyageurs partant d'Honfleur peuvent, pendant une à deux heures de séjour au Havre, y terminer leurs affaires.

(Source Histoire de la ville D’Honfleur Duprey).

La Compagnie des Bateaux à vapeur entre le Havre et Honfleur appartient à Mr Vieillard. En 1836, elle a deux Navires : Le Courrier et le Français. Mr Vieillard possède aussi une partie de la Compagnie des bateaux à vapeur de la Seine pour laquelle naviguent dans la même période La Seine et La Normandie

En 1875, Le Français sera retiré du service et remplacé par L’Hirondelle

Le Français (Source http://simplonpc.co.uk/)

Le Français (Source http://simplonpc.co.uk/)

Le Français remorque la Seine

On lit dans le journal du havre "le beau steamer La Seine a été lancé ce matin à la pleine mer, du chantier de M. A. Normand L'état de la mer et du vent a favorisé complètement cette opération. Le paquebot le Français, qui revenait d'Honfleur, avec tous ses passagers au moment du lancement du steamer, a pris la remorque de la seine pour la conduire dans nos bassins. Les passagers du Français ont pu, par conséquent, jouir tout à leur aise, et sans être beaucoup retardés dans leur traversée, du spectacle intéressant de la mise à l'eau du navire que leur bateau devait remorquer."

(source :Journal de Rouen 15 avril 1836)

Le Français par Charles Morin  (source http://www.vallejogallery.com/item.php?id=148)

Le Français par Charles Morin (source http://www.vallejogallery.com/item.php?id=148)

Fortune de mer

On lit dans la Revue du Havre

Hier le bateau à vapeur le Français parti dans La matinée du Havre pour Honfleur, fut surpris dans la traversée par une brume si épaisse, qu'il ne put arriver à sa destination ; il atterra au nord d'Honfleur ou des bateaux de ce port aidèrent au débarquement des passagers ; le Français ne put revenir au Havre dans La même marée ; dans l’après-midi le Courrier fut expédié sur Honfleur, et le soir deux bateaux à vapeur étaient rentrés au port de départ.

(Journal de Rouen 10 novembre 1837)

Le Steamer Le Français à Trouville

Le Steamer Le Français à Trouville

probablement steamer Le Français - Photo format carte de visite

probablement steamer Le Français - Photo format carte de visite

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Il est cité sur ce Blog parce qu'il a fait des liaisons entre Le Havre et Cherbourg pour la Cie de Postel et Fils

Steamer Le Nord

Caractéristiques :

Construit en 1838 par les Chantier Gaspard Malo à Dunkerque, M. Borrié à Dundée (machine), et Mrs Mazeline frères au Havre (chaudière), Coque en bois, 42,25 m de long, 6,60 m de large, tirant d’eau en charge : 2,80 m, deux machines de70 chevaux, 60 passagers, 130 tonneaux. Le steamer porte un ours en figure de proue

Parcours :

11 juin 1839 débuts des traversées Dunkerque Hambourg (capitaine Coudère) en alternance avec le steamer Elbe. Pendant l’Hiver la liaison vers Hambourg est remplacée par une liaison vers le Havre

Entre 1844 et 1847, "service de transport des dépêches entre Calais et Douvres" pour la Cie de m Albrecht, port du Havre. Ce steamer emmènera Louis Philippe en visite protocolaire en Angleterre.

Christian Bordes dans son livre Calais et la mer1814-1914, parle du passage du steamer à Calais « C’est un navire assez usé par un long service sur la ligne de Dunkerque à Hambourg et sa location coute 5000 francs par mois à l’administration ».

A partir de 1847 et, au moins jusqu’à 1860, Il assure la liaison Le Havre Cherbourg pour la Compagnie des vapeurs du Havre à Cherbourg (propriétaires Mrs Postel et ses fils et Cie), basée au havre et à Cherbourg. Le permis de naviguer passe à 300 passagers. Le steamer Nord en alternance avec le Colibri continue quelques incursions à Dunkerque en 1851 à la consignation de M. Gavrois.

Sources : archives nationales Permis de navigation (1827-1868), Bulletin - Union Faulconnier tome XI

Embarquement de Louis Philippe pour l'Angleterre (source musées nationaux)

Embarquement de Louis Philippe pour l'Angleterre (source musées nationaux)

Embarquement de Louis Philippe pour l'Angleterre (source musées nationaux)

Embarquement de Louis Philippe pour l'Angleterre (source musées nationaux)

Incidents de navigation / Fortunes de mer :

En 1841 Dans sa première entrée au Havre, clans la nuit du 13 au 14 décembre 1841, le Nord, trompé par l'obscurité, aborde avec une vitesse de 10 nœuds la Tour-Vidame, brisant complètement le tambour tribord ; les baux, les énormes traverses de bois, les défenses en fer furent rompus ; l'axe de la roue fut tordu et les avaries s'élevèrent à une dizaine de mille francs.

En 1860, le Nord est abordé par le steamer Criterion

Autres Steamers portant le nom de Nord dans la même période

A partir de 1860, un bateau de 260 tonneaux, de même nom de Nord, affrété par la Compagnie Générale des Bateaux à Vapeur à Hélice du Nord affecté à une ligne Dunkerque Baltique en été et Dunkerque - Bordeaux en Hiver.

Le steamer Belge Diamant mis à l’eau en 1846 et acheté par la Cie des Paquebot Français navigue sous le nom de « Nord » entre Calais et Douvres entre 1872 et 1873

Le Nord 3eme du nom, (1897) fut mis à l'eau à Saint-Nazaire en novembre 1897 aux Ateliers et chantiers de la Loire, quelques semaines avant son jumeau PAS-DE-CALAIS. D'une portée en lourd de 1662 tonneaux, ces deux navires entamèrent leur carrière sur la ligne Calais-Douvres, entre décembre 1898 et février 1899, pour une longue suite de traversées quotidiennes du détroit au service de la Compagnie du Nord.

Réquisitionné comme le steamer Pas-De-Calais, son sister ship, pendant la première guerre mondiale, il est transformé en porte-Hydravion de 1916 à 1918.

La carrière des deux derniers paquebots français à roues de haute mer s'acheve par leur démolition en 1923 pour le Pas-De-Calais et en 1925 pour le Nord.

Le Nord de 1897

Le Nord de 1897

Autre CPA du Nord de 1897

Autre CPA du Nord de 1897

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Steamer Le CYGNE (1851-1912)

Ligne Le Havre-Caen

Construit en 1851 par les chantiers Normand pour la compagnie des paquebots à Vapeur entre Le Havre et Caen (M Pingado directeur). Bateau en fer, 42,29 m de long, 5,11 m de large, deux machines Mazeline de 40 chevaux. 400 passagers, 78 tonnes de marchandises. Il a la particularité d'avoir la cheminée positionnée devant la passerelle.

Cygne (1851) et Orne (1850) construit par le même chantier, ont la même forme de coque

Au moment de sa construction, un incendie ravage les chantiers; des ouvriers arrivent a le haler en dehors de son hangar.

En 1890 la compagnie des paquebots à Vapeur Le Havre –Caen devient Cie Anonyme des Paquebots à Vapeur entre Le Havre, Caen, Honfleur, et Les Ports de la Normandie

Puis en 1894, le Cygne est vendu à la Compagnie Rouennaise de Navigation, qui vient de prendre la succession de la Compagnie des Bateaux Omnibus de Rouen, Il est affecté a la Ligne Carteret-Gorey mais fréquente sporadiquement Le Havre, Honfleur, Trouville et Caen.

Le Cygne hiverne dans son port d’attache : Rouen.

L’hiver 1896-1897 il subit une refonte. Des cabines pour les passagers sont créées. Un accès à la passerelle est prévu pour les 1ere classe. La machine est modifiée ainsi que l’avant et l’arrière du bateau dont la longueur passe à 45 m.

En 1912, il est retiré du service et démantelé

Le Cygne dans l'avant port de Trouville

Le Cygne dans l'avant port de Trouville

Le Cygne à Trouville (source http://simplonpc.co.uk/). La cheminée est positionnée devant la passerelle

Le Cygne à Trouville (source http://simplonpc.co.uk/). La cheminée est positionnée devant la passerelle

Le Cygne en Partance pour Le Havre

Le Cygne en Partance pour Le Havre

Le Steamer Cygne : Au mat, les couleurs de sa compagnie la Compagnie Rouennaise de Navigation

Le Steamer Cygne : Au mat, les couleurs de sa compagnie la Compagnie Rouennaise de Navigation

Le Cygne est retiré du service en 1912 après 61 ans de navigation.

Pour sa deuxiéme vie dans les iles Anglo-Normande voir à http://channelislandsshipping.je/page102.html#CYGNE

Steamer Le Cygne

Ci-dessus Le Cygne à Rouen ( derrière lui, le long du quai, probablement le Steamer Eclair)

en pleine mer

en pleine mer

Le steamer Cygne a fait l'objet d'un timbre par la poste de Jersey

Le steamer Cygne a fait l'objet d'un timbre par la poste de Jersey

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Published by Valery Lebigot -

Le bassin à flot (Bassin St Pierre) et le canal de Caen à la Mer reçoivent un apport en eau de plusieurs origines.

Alimentation en eau du canal de Caen à la mer

Le grand et le petit Odon cheminent de part et d’autre du Bon Sauveur

Un canal d’alimentation provenant de l’Orne (La Noé) traverse la prairie.

La Noé serpente à travers la prairie

La Noé serpente à travers la prairie

Alimentation en eau du canal de Caen à la mer

L’alimentation à partir de l'orne est possible à cause de l’existence d’un barrage qui sera déplacé en aval de la ville en 1910.

Alimentation en eau du canal de Caen à la mer

Les 3 sources d’eau se rejoignent pour traverser le centre-ville en souterrain pour revenir à l’air libre place Courtonne. La couverture des Odons date du début du 20e siècle. En 1850 l’Odon coule encore à l’air libre au pied de l’église St Pierre

Les Odon et la Noé se rejoignent avant de traverser la ville en souterrain

Les Odon et la Noé se rejoignent avant de traverser la ville en souterrain

Image extraite du mois à Caen décembre 1982 (http://www.caenlamer.fr/iso_album/asst_1932_albumphoto_200801_01.pdf)

Image extraite du mois à Caen décembre 1982 (http://www.caenlamer.fr/iso_album/asst_1932_albumphoto_200801_01.pdf)

Alimentation en eau du canal de Caen à la mer

L’abreuvoir de la place Courtonne sera à son tour couvert en 1930 au moment des travaux d’assainissement de la ville

Alimentation en eau du canal de Caen à la mer

Les travaux d'assainissement de Caen auront lieu vers 1930. Ils consisteront à séparer eaux usée et eaux de ruissellement + Cours d'eau.

Le deversoir dans la bassin Saint-Pierre est riche en poissons

Les pêcheurs sont là aussi.
Les pêcheurs sont là aussi.

Les pêcheurs sont là aussi.

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