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Le Bateau du Havre en cartes postales

En 1837, la "Société des Paquebots à vapeur entre le Havre et Caen" est autorisée pour l'établissement d'une ligne de bateaux à vapeur entre les villes du Havre et Caen pour le transport des passagers et des marchandises et le remorquage des navires et des chalands. Les premiers bateaux sont "Calvados", "Neustrie" et "Orne". En 1862, cette société fusionne avec celle des paquebots de Honfleur, pour devenir  la Compagnie Anonyme des Paquebots à vapeur entre Le Havre, Caen, Honfleur et les ports de la Normandie.

Les bateaux de 1862 sont Orne, Cygne , Manche, Normandie et Calvados

Steamer Calvados

Lancé en 1837 par les chantiers normands pour la "Société des Paquebots à vapeur entre le Havre et Caen" (directeur M. Lamoisse) il assure la ligne Le Havre Caen pour le transport des passagers et des marchandises et le remorquage des navires et de chalands.

Caractéristiques du Calvados :

Coque en bois de  A.Normand,

Deux Machines de 35 CV de M. Barns

- 38,98 m de long, 5,71 m de large, tirant d’eau en charge : 1,71 m,

250 passagers, 68,90 tonneaux de marchandises

Pendant les essais la vitesse est d’un peu plus de 8 nœuds. Les armateurs comptent s’aider des voiles pour atteindre un vitesse de 10 nœuds.

Mise en service

En 1936, un essai de faire entrer un bateau à vapeur jusqu’à Caen avait été fait. Le steamer Louis-Philippe y était parvenu.

Le 28 mars 1837, Pendant le voyage inaugural, le navire embarque à l’embouchure de l’Orne la musique de la garde nationale de Caen et celle du régiment de la garnison. Le navire est salué à son arrivée aux quai de la ville par l’artillerie de la milice bourgeoise.

Au niveau de Cloppée , un sablonnier tente d’entraver la marche du steamer en se mettant sur son passage.

Fortunes de mer :

Février 1938 : Des glaces sur l’Orne empêchent le passage du Navire ,

 

10 décembre 1857 : Le Navire à vapeur, Calvados, capitaine Villemain, appartenant à la Compagnie des bateaux à vapeur de Caen, dont Fingado est le directeur, et Je bateau à vapeur le Père-Antoine (ex Louis-Philippe), appartenant à la société Vaghi et Cie, se sont abordés, vers six heures et demie du soir, par le travers de Villequier, et qu'à la suite de cet abordage, le Père-Antoine a coulé presque immédiatement, tandis que le Calvados n'a éprouvé que de légères avaries

(Source recueil jurisprudence commerciale et maritime 1859)

Histoire des steamers "Calvados" et "Neustrie"Histoire des steamers "Calvados" et "Neustrie"

 STEAMER LA NEUSTRIE 1838 :

Propriétaire : compagnie anonyme des bateaux à vapeur entre le Havre et Caen) (M Lamoisse directeur)

Cargaison : 250 passagers et 68,90 tx marchandises,

Construit par les Chantiers A Normand en 1838- Caractéristiques : 42.23 m de long, 5,85 m de large, 2 machines Sudds, Barker et Adkins

Premiers Essais en mer du STEAMER La NEUSTRIE

Le steamer neuf la Neustrie est sorti hier à la marée pour faire son essai en rade. Après avoir couru jusqu'à l'embouchure de l’Orne, la Neustrie a attendu dans cet endroit le paquebot le Calvados, avec lequel il est revenu au Havre. Dans son trajet du Havre au bas de la rivière de Caen, la Neustrie a donné au loch, pour vitesse moyenne, neuf nœuds huit dixièmes. Les personnes qui assistaient à cette expérience ont remarqué surtout la régularité et la douceur avec lesquelles fonctionnait la jolie machine à basse pression construite à Rouen par MM. Sudds, Barker et Adkins. Ce succès, un des premiers qu'ait obtenus la construction des machines à basse pression en France, fait le plus grand honneur a ces habiles ingénieurs. La double machine de la Neustrie est de la force de 70 chevaux. Le nouveau steamer, en revenant de Rouen au Havre avec l'appareil qu'il venait de monter dans ce dernier port , a fait cette première traversée en sept heures sept minutes, quoiqu'il eût rencontré A Villequier le flot qu'il a eu à refouler pour gagner le Havre.

(Le Journal de Rouen 23 novembre 1838)

horaire de 1839, publié par Le Pilote du Calvados .(coll. Jean Moisy - Trouville).

horaire de 1839, publié par Le Pilote du Calvados .(coll. Jean Moisy - Trouville).

LE FISC ET LES PAQUEBOTS A VAPEUR. Nous avons parlé, il y a quelques jours, des prétentions de l'administration des contributions indirectes, qui veut percevoir à Rouen le dixième du prix des places dans les paquebots La Normandie et La Seine. Pareille prétention avait été formée par la régie contre administration du Calvados, paquebot qui fait le parcours de Caen an Havre ; mais les tribunaux de Caen l'ont repoussée. Voici, en effet, ce que lisons aujourd'hui dans le Journal du Havre: Le paquebot à vapeur le Calvados, pour faire son service régulier entre le Havre et Caen parcourt comme on sait , quelques lieues de mer , après lesquelles il remonte l'Orne jusqu'à sa destination . Les contributions indirectes, croyant pouvoir considérer ce navire comme un bac d'eau douce, à son entrée dans la rivière de Caen, avait eu la prétention assujettir l'administration du Calvados au paiement du dixième brut de la recette Le tribunal de première instance, Saisi de cette question, avait débouté les contributions indirectes de leur demande. Aujourd’hui, nous apprenons que dans une de ses dernière séances, la cour royale de Caen devant laquelle les contributions avait formé appel, a pleinement confirmé le jugement prononcé par le tribunal de première instance contre les prétentions de la régie

(source journal de Rouen 20 mai 1838)

Published by Valery Lebigot -

commentaires

pascal CHEDEVILLE 16/06/2016 13:26

Bonjour, j'aime beaucoup ce que vous faite à très bientôt
Pascal
http://www.avionnormandie.com
avionnormandie@gmail.com

Valery Lebigot 17/06/2016 12:01

Merci pour votre commentaire
Valery

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