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Le Bateau du Havre en cartes postales

La Compagnie du Finistère se crée en 1839 et lance la ligne entre Le Havre et Morlaix avec le paquebot Le Morlaisien et un peu plus tard, le paquebot Finistère. A la tête de cette compagnie on rencontre mm Corbière, Vacher et Tilly. La traversée entre Le Havre et Morlaix prend 1 journée ½. La liaison est assurée deux fois par semaine.

Plus d’information à :

http://www.roscoff-quotidien.eu/histoire-bulletin-paroissial-222.htm

http://www.histoiremaritimebretagnenord.fr/gens-de-mer/gens-de-mer-3/

Le steamer MORLAISIEN (Magasin pittoresque , volume 11)

Le steamer MORLAISIEN (Magasin pittoresque , volume 11)

Le Morlaisien :

Premier steamer de la compagnie il est lancé en 1839 par les chantiers Augustin Normand pour le service de transport du Havre à Morlaix, cargaison : passagers et marchandises,

Caractéristiques : Coque en bois ,150 pieds de long, machines Barns & Miller de 120 cv. 137,8 tonneaux, permis pour transporter 150 passagers.

Le 10 juillet 1839, à huit heures et demie du soir c’est le voyage inaugural, il arrive suite à une croisière de 21 heures. Édouard Corbière est à bord avec de nombreux passagers. Il est accueilli en fanfare à Morlaix par un public nombreux. C’est la première fois qu’un navire à vapeur arrive à Morlaix, le port à cette époque n’a pas d’écluse et de bassin. 

D’après Frédéric de Coninck dans   « Le Havre : son passé, son présent, son avenir » La Compagnie du Finistère doit aussi ses succès à l’excellente qualité de ses paquebots construits par M.A.Normand. Après 20 ans d’un service les plus actif, dans une mer très dure, le Morlaisien ne présente aucune trace de fatigue, et cependant ce bateau échoue tout chargé tant dans l’avant-port du havre que dans la rivière de Morlaix. 

Le Finistère (1er du nom)

Lancé le 10 janvier 1846 par les chantiers Augustin Normand au Havre  pour le compte de la Cie du Finistère pour le service de transport de marchandises et de passagers entre Le Havre et Morlaix

Paquebot en fer, à roues, 380 tx TJB,  177, 85 TJN, 55 mètres de long, machine Miller & Ravenhill de de 120 chevaux, Chaudières Nillus,  17 hommes d’équipage, capacité pour 150 passagers

Dans les articles de Louis Brindeau dans le journal du havre 1901 : « l'étrave, la quille et l'étambot, présentant un développement de 55 mètres de longueur, avaient été forgés d’une seule pièce et sans écarts ; les membrures, en fer d'angle et d'un fort échantillon, étaient dressées sur cette longueur, en offrant entre elles un rapprochement devant donner au navire un très grand degré de force et de solidité. La cale se composait de quatre ou cinq compartiments fermés par des cloisons en tôle complètement étanches. Ce navire étant destiné à s'échouer journellement, six rangs de carlingues en tôle avaient été établis et liés sur les varangues pour supporter le poids de la machine. La machine, construite à Londres chez MM. Miller Ravenhill et Cie, était à cylindres oscillants et à chaudières tubulaires, avec aubes mobiles. Elle était d'une force nominale de 120 chevaux, qu'on espérait doubler en y apportant certains perfectionnements qui venaient d'être essayés.

Les débuts de la navigation à vapeur transatlantique française ont lieu  en 1847, avec des frégates à vapeur construites par l’état. Les premières traversées se font à partir Cherbourg. Le but est de gagner du temps sur la traversée et économiser du charbon, elle. Les passagers sont transférés  du Havre dans ce port par le steamer Finistère.

Ces frégates pouvaient porter 85 passagers de première classe, 200 de seconde, 1,500 à 1,800 tonnes de marchandises. Le premier départ est effectué par le steamer Missouri qui, parti de Cherbourg le 21 juillet, entre le 19 août en relâche à Halifax faute de charbon. Depuis le 14 il était obligé de marcher à la voile. Il ne put gagner Halifax qu'à l'aide du charbon qu'il acheta à un navire anglais rencontré en route. Le Missouri avait fait une ou deux journées à onze nœuds, avec la voile et la vapeur.  (Source Louis Brindeau /journal du Havre 1901) 

Le Morlaix

Lancé en 1867 par les chantiers Augustin Normand pour le compte de la Cie du Finistère il assure le service de transport de marchandises et passagers entre Le Havre et Morlaix

Caractéristiques : 195 tx jauge brute , 16 Hommes d’équipages .

Il navigue encore en 1907

 

Fortunes de mer :

En 1875 abordage avec le vapeur Mathilde à la sortie du port de Morlaix. Les deux navires doivent rentrer au port

Le Finistère (2eme du nom) :

Lancé en 1875 par les chantiers de Dundee  pour le service de transport entre le Havre et Morlaix, cargaison : passagers et marchandises. Immatriculé au havre

Caractéristiques : paquebot en fer à Hélice 272 TJB , machine de 120 CV puis de 400 CV 

L'Edouard Corbière à Morlaix

L'Edouard Corbière à Morlaix

Edouard Corbière: 

Lancé en 1907, à Graville, par la Société des forges et chantiers de la Méditerranée pour le compte de la Compagnie des paquebots à vapeur du Finistère

Vapeur en acier ; 52 mètres; 3.50 m tirant d’eau en charge, 306 tonneaux ; puissance 900 chevaux ; vitesse 12 nœuds ; aménagements pour quarante passagers

  Réquisitionné par la marine nationale, il est torpillé le 19 juin 1917

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Published by Valery Lebigot -

MATERIEL DE SAUVETAGE SUR LES BATEAUX PASSAGERS

La sécurité sur les Bateaux transportant des passagers obéit à la réglementation en vigueur : permis de naviguer, inspection annuelle du bâtiment, visite annuelle des machines à vapeur (certificat de mécanisme) … Le transport de passagers est précisé sur le rôle. Il existe un règlement pour transporter des personnes sur les bâtiments de pêche.

La Cloche

La Cloche

1791 : Visite annuelle, existence d’un canot

1852 : 1 fanal réglementaire

1860 : Fanaux (fanal devient pluriel), cor, cloche sont réglementaires

L'Hirondelle: le coffre contenant les ceintures de sauvetage est sur la passerelle .

L'Hirondelle: le coffre contenant les ceintures de sauvetage est sur la passerelle .

En 1894 la règlementation change : le nombre de passagers varie en fonction de la destination

La Gazelle, bateau de 600 passagers pour Honfleur ou Trouville, ne peut prendre que 400 passagers quand il va à Caen.

Le François 1er et l’Hirondelle prennent 550 passagers pour Honfleur et 350 pour Caen

L’Augustin Normand et le Rapide ont un permis de Navigation pour 600 passagers vers Honfleur et Trouville et 400 passagers vers Caen.

Le bateau doit être équipé de 16 bouées de sauvetage, de 16 lignes Brunel(*), de ceintures de sauvetage à raison d’une pour 10 passagers, d’un canot insubmersible et inchavirable (décision ministérielle du 12 juin 1894)

Le Trouville vers 1910 et les bouées autour de la passerelle

Le Trouville vers 1910 et les bouées autour de la passerelle

La ligne Brunel est une Bobine en bois garnie d’une cordelette terminée en son extrémité par un petit grappin à quatre branches. Cet équipement a été inventé par un douanier, intrépide sauveteur comme beaucoup de douaniers dans les ports.

Plusieurs tailles sont commercialisées.

Une taille de poche, est fixée à la ceinture des Douaniers

Ligne Brunel ( photo Musée de la Marine)

Ligne Brunel ( photo Musée de la Marine)

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