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Le Bateau du Havre en cartes postales

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Le Chamois dans les jetées de Dieppe

Le Chamois dans les jetées de Dieppe

Steamer Chamois Cie Bertin

Le Chamois est lancé en avril 1875 des chantiers de Graville (Forges et chantiers de la méditerranée), pour la Cie Bertin .Il est destiné à assurer la liaison Rouen-Le Havre via Honfleur en été.

Bateau à roue, Coque en fer, Longueur 38 m, puissance de 100 cv

Le Chamois à Rouen  son port d'Attache

Le Chamois à Rouen son port d'Attache

Evènements & fortunes de navigation

1882 : Pendant un trajet Rouen-La Bouille, Abordage en Seine avec le porteur Nord-Ouest. Le chamois doit s’échouer pour éviter de couler. La dizaine de passagers n’a pas été blessée. (Source Echo Honfleurais 1882-09-04/ archives du calvados)

1884 : Devant le port d’Honfleur, abordage entre le Chamois et le remorqueur Castor de la Cie Biette. Le Chamois peut poursuivre sa route. Le remorqueur est fortement endommagé. (Source Echo Honfleurais 1884-10-01/ archives du calvados)

1885 : Les tuyaux de la machine se percent en début de saison : le service est interrompu. Le steamer Eclair qui le double plus tard dans la saison n’est pas prêt à prendre la relève. Les utilisateurs ne sont pas contents. (Source Echo Honfleurais 1885-06-21/ archives du calvados)

1888 : Le Chamois aborde, dans le port d’Honfleur, une barque de pêche de Villerville (Source Echo Honfleurais 1888-09-11/ archives du calvados)

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Le Castor  vers  1850: extrait d'un tableau de Charles Mozin visible au Musée de Trouville.

Le Castor vers 1850: extrait d'un tableau de Charles Mozin visible au Musée de Trouville.

Construits par les chantiers Nillus pour " l’Administration des bateaux en fer" dirigée par m Cardet Aîné vers 1850, les steamers Chamois et Castor naviguent quelques temps de concert. Le Chamois reste affecté à la ligne le Havre Trouville. Le Castor est affecté à des destinations sur la Seine La société qui les affrète a obtenu, pendant les premières années, une exclusivité sur les billets combinés avec le chemin de fer. Cela permet au voyageur de faire un voyage circulaire.

CASTOR:

Construit par Nillus en 1850 pour l’ "Administration des Bateaux en Fer",

Caractéristiques du bateau : coque en fer, dimensions et puissance des machines différentes de celles du Chamois. Le tirant d’eau du Castor est de 1,40 m

1850 : Service de transport passager du Havre à Trouville

Ligne Pont-Audemer de la fin des années 1850 jusqu'au milieu des années 1870

Encart publicitaire dans l'Echo d'Honfleur de 1850 (Source archives du calvados)

Encart publicitaire dans l'Echo d'Honfleur de 1850 (Source archives du calvados)

Evènements:

Janvier 1851 : Le castor rend visite à Pont-audemer. Le cours de la rivière n’est pas assez droit et pas assez dragué pour envisager immédiatement des visites régulières. (Echo Hoinfleurais de janvier 1851)

Avril 1854 : Le Castor, toujours affecté aux lignes Le Havre, Honfleur, Trouville est loué par le service des pêcheries pour saisir des Guindeaux le long des plages de Berville sur mer (Eure). La règlementation de la pêche a changé en 1853 : il faut des autorisations. Le Vapeur le Corse des affaires maritimes a un trop fort tirant d’eau pour être efficace (source La Guerre des pêcheries de R.Sinsoilliez 1994)

Février 1866 : A cause de la tempête, ,Le steamer « Castor », qui fait en ce moment les voyages de Trouville au Havre, n'a pu, pendant trois jours, effectuer ses traversées ordinaires. Lundi matin, il est sorti, mais arrivé à moitié route, il a été forcé, par l'état de la mer, de revenir au port. (source : http://villesducalvados.free.fr/01trouville.htm)

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Arrivee de Londres a Paris le 29 Mars 1816 du Bateau a Vapeur l' Elise (Collection Greewich Royal Museum)

Arrivee de Londres a Paris le 29 Mars 1816 du Bateau a Vapeur l' Elise (Collection Greewich Royal Museum)

1816 : Elise : navire français acheté en Angleterre, 16 m de long, puissance de 10 CV : première liaison transmanche. Après escale à Newhaven et après 20 heures de navigation dans une mer très dure, Le bateau arrive au Havre le 18 mars 1816  . Le bateau remonte ensuite la Seine jusqu’à Paris. Le bateau redescend ensuite à Rouen avec des Passagers. L'Elise est prévu pour effectuer des transports de passagers sur la Seine à partir de Rouen. L'affaire ne marche pas, et le bateau est revendu à... des Anglais 

1820 : Triton : Le triton construit vers 1818, est peut-être le premier vapeur construit en France. Il a comme tous les bateaux de cette époque une machine anglaise. Construit à Bordeaux pour un armateur qui souhaite le faire naviguer entre Nice et Livourne, il est affecté finalement à la ligne Calais-Douvres. Acheté par M Beasley, consul des EU au Havre en 1820,   Le Triton est le premier vapeur à effectuer une ligne régulière Le Havre Honfleur  en 45 mn en concurrence avec les Passagers (bateaux à voiles)  qui traversent l’estuaire en 3-4 heures.  Il arrive que le Triton traverse la Manche.

 1821 : Duchesse de Berry (armateur  Beasley) , premier vapeur sur la ligne régulière  Le Havre Rouen qu'il effectue en 10 à 11 heures. La Duchesse d’Angoulême (armateur non connu)  arrive sur la ligne en 1825

1822 : Pour mémoire : Premier service régulier par les paquebots américains à Voiles entre le havre et New-York

1822 : La Duchesse de Berry effectue quelques voyages, en précurseur  vers Caen vers 1822

1835 : Le Vésuve assure une liaison Le Havre –Cherbourg

1836 : avant l'ouverture de la ligne régulière en 1837, le bateau à vapeur Louis-Philippe  (armateur m Pauwells) assure une traversée d’essai entre Le Havre et Caen. Il est accueilli en fanfare. Un deuxième voyage est annulé (la météo ?)  

1837 : Ouverture ligne régulière Le Havre Caen par le Calvados

1838 : le steamer le Gaulois & son chaland le Trouville  fait une incursion à Touques ou il charge des briques et ramène quelques passagers de Trouville. La Société Rilloise annonce vouloir faire une ligne régulière. A cette époque pas de vrai quai à Trouville.  

1838 : le steamer anglais le Sirius, parti de la rade de Cork, le port anglais le plus rapproché des Etats-Unis, effectue pour la première fois, le trajet d'Europe en Amérique, aller et retour.

1839 : Lancement du National, petit steamer (37 m de longueur) de construction entièrement française (d’où son nom) sur une ligne Harfleur-Honfleur

1840 : Le Louis-Philippe arrive à Pont-Audemer. Bien que ce paquebot ait 38 mètres de longueur environ, il a parfaitement navigué dans la Risle; il est monté à 50 mètres du bassin nouvellement construit.

Le Diamant lancé en 1846 photo vers 1885 Archives de la Ville Du Havre

Le Diamant lancé en 1846 photo vers 1885 Archives de la Ville Du Havre

Le François 1er lancé en 1866 Carte postale

Le François 1er lancé en 1866 Carte postale

Augustin Normand  lancé en 1894 Carte postale timbrée en 1927

Augustin Normand lancé en 1894 Carte postale timbrée en 1927

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Voyage historique et pittoresque du Havre à Rouen, sur la Seine, en bateau à Vapeur

 Par Joseph MORLENT, Edouard frère Rouen éditeur 1839

Album du voyage au Havre et aux environs : MORLENT, Joseph. Impr. Alph. Lemale, [1841],

Guide du voyageur sur les bateaux à vapeur de Paris au Havre: précédé d'une ...

70 vignettes de A.BRETON imprimé par Betune et Plon à paris

 

De Caen à la mer - histoire d'un canal : Cahier des Archives départementales du Calvados n° 4 - 1995 - 39 pages

La baie de Seine Jean MOISY, Alan Sutton Eds : un peu de texte environ 200 CPA dont le bateau du havre

Trouville-sur-Mer d'antan Jean MOISY,  Hc Editions : CPA dont le bateau du havre

Le bateau du Havre à Trouville : Jean MOISY,  Catalogue d'exposition | broché | Cahiers Du Temps Eds | juin 2012 : une vue complète sur l’histoire du « bateau du havre »

Caen, tomes I II et III : Jean-Luc KOURILENKO, Alan Sutton Eds :  un peu de texte environ 200 CPA dont le bateau du havre

Un port dans la plaine - de Caen à Ouistreham : Patrick DAVID, Serge DAVID, Chantal LE BARON, Yves MARCHALAND Editions du BOUT DU MONDE - avril 2011 : 450 photos et documents

Les Havrais et la mer : Jean LEGOY, Philippe MANNEVILLE, Jean-Pierre ROBICHON : Le port, les Transatlantiques, Les bains de mer 

Calais et la Mer Constance BORDES: Presse universitaire du Septentrion : Autres affectations des bateaux quand ils n'étaient pas dans l'estuaire de la seine 

Notice sur les constructeurs de navires havrais par M. Ph. BARREY : http://gallica.bnf.fr/

 

Honfleur et le Havre, huit jours d'une royale infortune, par Adolphe d'Houdetot : http://gallica.bnf.fr/

 

Le Havre, son passé, son présent, son avenir, par Frédéric de Coninck : http://gallica.bnf.fr/

 

Travaux d’assainissement réalisés à Caen de 1931 à 1933 : texte +photos : http://www.caenlamer.fr/iso_album/asst_1932_albumphoto_200801_01.pdf

 

Promenade maritime du Havre à Caen par J.MORLENT 1937 : http://gallica.bnf.fr/

Une survivance d'un privilège: les bateaux passagers de l'Hôpital du Havre au XIXe siecle: PH MANNEVILLE Annales de Normandie 1995: http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/annor_0003-134_1995_num_45_4_4671

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La Perle en 1863

La Perle en 1863

LA PERLE

Lancé en 1859 sous le nom de John Penn aux chantiers du même nom pour la Compagnie London Chatham et South Eastern Railways, il assure un service transmanche.

Caractéristiques : 52,50 mètres longueur, 6,20 m de largeur avec un déplacement de 390 tonneaux. Et une vitesse de 15 nœuds

En 1864 Il est acheté par le Gouvernement Belge qui le rebaptise La PERLE. Il navigue alors entre Ostende et Douvres de conserve avec le Steamer Diamant.

En 1872, Le steamer est revendu à la Cie des Paquebots-postes Français et est utilisé comme paquebot poste entre Calais et Douvres de 1872 à1873. Il retrouve Le Diamant et l’Eclair sur cette même traversée.

De 1876 à 1878, La PERLE navigue avec le Diamant sur la ligne Le Havre-Trouville pour le compte de la Cie des steamers.

En 1878, la Cie des steamers disparait. Ses deux navires sont repris par la Compagnie des Bateaux à Vapeur qui change de nom l’année suivante.

La Perle (ex John Penn)

La Perle (ex John Penn)

Horaires dans le Journal L'avenir de Trouville en 1876

Horaires dans le Journal L'avenir de Trouville en 1876

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Le Diamant dans le port de Trouville

Le Diamant dans le port de Trouville

Commandé par le Gouvernement Belge aux chantiers "Ditchburn and Mare" à Blackwell sous le nom de CHEMIN DE FER il est achevé en 1846 et mis en service le 3 mars suivant. Longueur 44,90 mètres largeur 6,40 mètres tirant d’eau 2,16 mètres. Déplacement 340 Tx , machines " Maudslay Son and Field".

Il fait régulièrement, en tant que paquebot poste, deux voyages par semaine entre Ostende et Douvres.Il est rebaptisé « DIAMANT » en 1852.

Acheté par la Cie des paquebots français il navigue également comme paquebot poste entre Calais et Douvres en 1872 et 1873, sous le nom de « NORD ».

D’après L’Echo d'Ostende du 7.11.1872: « les steamers LA PERLE et DIAMANT qui stationnaient depuis quelques années dans nos bassins ont quitté notre port à destination de Calais. Ces steamers ont été vendus par le Gouvernement belge à la Cie des Paquebots Français. Ils font le service de Calais à Douvres, à la satisfaction de la compagnie qui fait en ce moment des démarches pour acheter leTOPAZE ».

En 1876 , Les steamers DIAMANT et PERLE sont achetés par la Compagnie des Steamers qui cherche à concurrencer la Compagnie déjà présente sur la ligne Le Havre Trouville . La Compagnie des steamers survit 2 ans puis ses bateaux Diamant et Perle sont achetés par la Compagnie de Paquebots à Vapeurs ... qui deviendra La compagnie Normande de Navigation à Vapeur

Steamer Diamant
Le Diamant sous les couleurs de la Cie Normande de Navigation (Peinture 1881  d'Edouard Adam Musée de la marine)

Le Diamant sous les couleurs de la Cie Normande de Navigation (Peinture 1881 d'Edouard Adam Musée de la marine)

Steamer Diamant
Le Diamant au Havre au départ pour Honfleur (Photo Archives Ville du Havre )

Le Diamant au Havre au départ pour Honfleur (Photo Archives Ville du Havre )

Le Diamant a fait l'objet d'un timbre pour le centenaire de sa mise en service

Le Diamant a fait l'objet d'un timbre pour le centenaire de sa mise en service

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Outre les transports de passagers,

La CNNV transporte des marchandises: La carte postale nous permet de retrouver certains navires dans les ports de la Manche

Le Castor quitte Port-en-Bessin

Le Castor quitte Port-en-Bessin

Caboteur CASTOR

(Ex Seapark)

Petit vapeur construit à Glasgow en 1907 sous le nom de Seapark par J. Shearer & Sons (Glasgow),

35 m, 200 tonnes de marchandises. Equipage de 8 hommes.

Il navigue d’abord pour Charles M F Legg & Co, Carrickfergus (Belfast)

Il est racheté en 1910 par la Compagnie Normande de Navigation pour effectuer des navettes entre Boulogne, Caen, Barfleur et Isigny

Dans un sens, il transporte matériaux de construction, grains, pétrole… dans l’autre sens produits laitiers, pommes à cidre...

Il est perdu corps et biens lors d’une tempête, fin décembre 1924, alors qu'il avait appareillé de Boulogne pour Carentan, chargé de 180 tonnes de ciment.

Le Ville de Caen dans les jetées de Ouistreham

Le Ville de Caen dans les jetées de Ouistreham

Caboteur Ville de Caen

Construit en 1902 au chantier Irvine près de Glasgow, sous le nom de PAULINE pour l’armateur R. Bugo, à Calais.

1905 il est renommé KILDONAN

En 1906, la Compagnie Normande de Navigation à Vapeur l’achète et le renomme VILLE DE CAEN (deuxième du nom) Il est mis en service entre les ports de l’estuaire puis à partir de 1923 entre Boulogne, St Malo, Newhaven avec escales éventuelles à Granville, St Brieuc, Dunkerque. (Source Ouest Eclair 17 novembre 1923). On le voit passer aussi à Cherbourg.

Longueur 46 m Largeur 7,3 m, 384 tonneaux

Vendu à la démolition en Août 1935 en Angleterre.

Attaqué par un sous-marin en fev 1917, le Capitaine Clouet utilise le canon de 90 mm qui équipe le bâtiment pour le défendre

Le Ville d'Isigny  à Isigny

Le Ville d'Isigny à Isigny

Caboteur Ville d’Isigny

 

Lancement en 1891 pour la Compagnie Normande de Navigation àVapeur

Il transporte à ses débuts passagers et marchandises (pommes à cidre , Beurre)  entre Isigny et le Havre

 

Puis il devient Cargo "ordinaire" et  dessert les ports de Carentan, Isigny, Port en Bessin, Honfleur

Il fait naufrage à Penmarch  le 27/7/1925 en transportant de la ferraille de Batz à Honfleur 

Les Cargos de la Cie Normande de Navigation  en CPA
La Hève à Honfleur

La Hève à Honfleur

Caboteur La Hève

Construit en 1894 par les chantiers J McArthur à Paisley près de Glasgow, il navigue pour la Cie de John Paton & Peter Hendry sous le nom de Barshaw.

Long de 33 m, 161 Tonneaux

En 1899, il est acheté par la Compagnie de Navigation à Vapeur pour naviguer entre les ports de l’estuaire et Change de nom pour "La Hève" . Il remplace le Ville de Caen (premier du nom ) construit en 1882 qui a été racheté par des Anglais. (Source Avenir de Trouville 3/12/1899)

Il est ferraillé en 1935

Ouistreham au premier plan dans le SAS de Ouistreham

Ouistreham au premier plan dans le SAS de Ouistreham

Cargo Ouistreham

Construit en 1905 par un chantier de la Clyde, pour Mrs G A Smith, il navigue sous le nom de ss Senga

Long de 47 m, 450 Tonneaux.

Il est acheté par la compagnie normande de Navigation en 1907 qui le nomme Ouistreham puis qui le revend en 1912.

Un peu plus gros que les autres cargos de la compagnie , Ouistreham dessert la partie Nord de la Manche (Source Avenir de Trouville10 mars 1907)

On recense 9 propriétaires différents pour ce bateau qui coule en 1940 dans le Nord-est de la Grande -Bretagne alors qu’il transportait des pierres vers Liverpool. Il navigue sous le nom de KYLE FIRTH pour le compte de Walton Steamship Co.

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A partir de 1817, les armateurs sont obligés de faire arborer sur leurs navires les signes adoptés réglementairement par le ministère. Ces signes ont été arbitrairement formés et composés pour éviter les confusions. Le seul de ces signes qui rappelle un ancien drapeau provincial est à bandes bleues et blanches et se rappoche du drapeau de Dunkerque.

Le grand mât porte les couleurs de l’arrondissement maritime qui enferme le port d’attache. Le mat d’artimon, quand il existe porte les couleurs de l’armateur.

L’arrondissement maritime de Cherbourg est divisé en deux zones qui portent des couleurs différentes : de Dunkerque à Honfleur : des rayures horizontales blanche et bleues alternées. De Honfleur à Granville (ces deux ports sont exclus de la zone), un triangle rayé verticalement bleu-blanc bleu. Le Port de Granville dépend de l’arrondissement maritime de Brest

Pavillon d'arrondissement

Pavillon d'arrondissement

Pavillon de la Compagnie Normande de Navigation

Pavillon de la Compagnie Normande de Navigation

Les Pavillons sur les "Bateaux du Havre"

Ci dessus, La Gazelle sort du port du Havre, avec le pavillon d'arrondissement maritime et le pavillon de son armateur, la Compagnie Normande de Navigation à Vapeur.

Les Pavillons sur les "Bateaux du Havre"

La Dives sort du port de Ouistreham

Les Pavillons sur les "Bateaux du Havre"

Le Rapide , dans les jetées de Trouville

Les Pavillons sur les "Bateaux du Havre"

Le François 1er à quai à Honfleur

Les Pavillons sur les "Bateaux du Havre"

Le Trouville au Havre. Le Trouville ne possède qu'un mât: les deux pavillons sont disposés sur le premier mât

Le Diamant sortant du Havre . Source exposition  virtuelle du Musée de la Marine

Le Diamant sortant du Havre . Source exposition virtuelle du Musée de la Marine

Le Diamant a eu plusieurs propriétaires successifs

Le peintre Edouard-Marie ADAM a réalisé ce tableau en 1881 pour le Capitaine Duval commandant à l'époque ce bateau. Il est, sur le tableau, aux couleurs de la CNNV. A noter que le pavillon d'arrondissement porte des couleurs inversées.

Les Pavillons sur les "Bateaux du Havre"

L'Augustin Normand sous pavois (décoratifs) et avec les pavillons en haut de mâts

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Cette Carte n°142 de la série "Vues du Réseau de l'Ouest" porte la légende "Trouville - départ du bateau du Havre". Le timbre date une mise en circulation de la carte en 1903

Ce n'est pas la silhouette d'un des 2 bateaux à Hélice qui ont fréquenté ce port pour une liaison régulière de transport de passagers.

- Ville d'Honfleur lancé en 1882

- Augustin normand lancé en 1894

- le Trouville lancé en 1913, donc après la carte, n'est pas concerné

"Notre de Dame de Grace" et "Notre Dame des Flots" construits beaucoup plus tôt (1858 et 1861) étaient aussi des bateau à Hélice mais il n'y a pas de représentation. et Naviguaient-ils encore ?

"Départ du Bateau du havre"

"Départ du Bateau du havre"

vue agrandie

vue agrandie

Ne serait-ce pas, plutôt, l'un des nombreux Yachts qui fréquentent ce port vers 1900-1903 ?

Est-ce un "Bateau du Havre"
Est-ce un "Bateau du Havre"

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Xavier Leprince: Embarquement de bestiaux à Honfleur sur le " Passager ". Comme pour les « passagers » qui assuraient la liaison avant la vapeur, le débarcadère est devant l’hôtel du cheval blanc

Xavier Leprince: Embarquement de bestiaux à Honfleur sur le " Passager ". Comme pour les « passagers » qui assuraient la liaison avant la vapeur, le débarcadère est devant l’hôtel du cheval blanc

On trouvera toutes les informations sur les « passagers à http://passocean.pagesperso-orange.fr/HistoiresdeHonfleur/bateauduhavre/bateauduhavre.html.

: « Jadis pour avertir du départ du bateau d’Honfleur, un matelot parcourait la rue de Paris en sonnant à tour de bras une traditionnelle clochette criant dans les rues s et dans les cafés d’une voix plus forte sans doute qu’harmonieuse : « vite, vite, on décapelle l’amarre, le v’la qui va partir ! »

On Part

A ce cri les retardataires se pressaient, les bouchers, les marchands de cidre, vidaient précipitamment leur « bolée » ou leur tasse de café largement additionnée d’un verre de fine et tous ensemble pressant le pas arrivaient devant le passager amarré en face de la rue de paris près de la vielle grue, longtemps unique qui servait au débarquement des cidres. »

Parfois la traversée durait 5 heures et le « passager » sous l’action de de forts vents d’Ouest avait peine à doubler la jetée du sud. Alors la manœuvre était laborieuse : aussi n’était-il point rare de voir les voyageurs prêter main forte à l’équipage. Le bateau fortement secoué par la houle du large « mettait le nez dans la plume » pendant que les voyageurs pour se donner du cœur chantaient :

V’la le passager qui débouque

V’la le passager qui débouque de la jetée

(Source : une étude de l'archiviste municipal, M Pierre Barrey intitulée les « Passagers d’Honfleur » reprise par un journal en 1907)

Les origines des passagers: Pour combler un déficit de fonctionnement, les Hospices du Havre obtiennent en 1686 des privilèges dont ceux de la vente des étoupes et du droit des passages du Havre à Honfleur.

A partir de 1785, le droit de passage est partagé avec l’Hospice d’Honfleur, chacun gérant ses bateaux. L’abolition des privilèges à la révolution abolit les privilèges : la vente des étoupes et le droit de passage entre Honfleur et le Havre restent une source de revenu soumis à concurrence.

Après l’abolition des privilèges, curieusement, les bateaux de l'hospice sont les seuls auxquels la douane reconnaisse le droit de prendre des marchandises sans qu'elles soient plombées. L'expéditeur est libre de charger pour Honfleur sur tout autre bâtiment ; mais, dans ce cas il doit se soumettre à la formalité du plombage. Cette formalité, en outre des démarches qu'elle entraine, occasionne des frais. (2). Le débit des bateau en service est insuffisant pour traiter les expéditions est les marchandises s’entassent sur les quais du havre

Cette situation entraine des projets comme celui d’une liaison Harfleur, Honfleur : le bateau Le National, sera construit mais changera d’affectation (3) (4)

(sources :(2)Journal de Rouen 22 janvier 1843 (3) Journal du havre repris dans le journal de Rouen du 23 nov 1838 (4) Vieilles rues et vieilles maisons de Honfleur du XVe siècle à nos jours / Charles Bréard (5) avenir de Honfleur et du calvados du 20/4/1907 )

En 1840, l'Hospice fait construire encore un passager à voile puis, en 1858 et 1861 se modernise en utilisant également la vapeur en faisant construire par les chantier Nillus les steamers Notre Dame de Grâce et Notre dame des flots.​

Mais les hospices qui avaient l’exploitation du service firent de mauvaises affaires.

L’Hôpital de Honfleur resté seul sur la fin à la tête de l’entreprise dut bientôt la céder

La compagnie Neustrienne de bateaux à vapeur entre le Havre et Honfleur fut alors autorisée par ordonnance du 28 novembre 1837 à reprendre l’entreprise . La Compagnie Vieillard autorisée le 22 novembre 1836 pour la navigation sur la seine desservit plus tard Isigny et Honfleur et liquida en 1851 après l’incendie des chantiers Normand. Ces deux Sociétés ainsi que d'autres furent absorbées plus tard par la compagnie Deschamps

(Sources: Philippe Manneville 49e journée du droit Normand "Survivance d’un privilège : les bateaux passagers de l’hôpital du Havre au XIXe siècle" )

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